Pendant des siècles, les civilisations du monde entier ont construit et créé des villes, des bâtiments, des monuments, des tombeaux, des temples, des églises, des mosquées et d’autres structures qui continuent d’inspirer le respect de millions de personnes.

Vous connaissez certainement les 7 merveilles du monde antique. Une seule, la grande pyramide de Gizeh, existe encore. C’est pourquoi, le producteur de films et aviateur suisse, Bernard Weber, a lancé une campagne de vote mondiale (par l’intermédiaire de la New Seven Wonders Foundation) pour permettre à des millions d’autres personnes, de créer une NOUVELLE liste. Contrairement à la liste des merveilles du monde antique, la liste des Sept nouvelles merveilles comprend des structures anciennes et modernes de toutes les régions du globe.

Parmi les centaines de propositions, les architectes Zaha Hadid, Tadao Ando, Cesar Pelli et d’autres juges experts ont sélectionné 21 finalistes. Ensuite, des millions d’électeurs du monde entier ont choisi les sept meilleures nouvelles merveilles du monde. Elles ont été annoncées à Lisbonne, au Portugal, le samedi 7 juillet 2007. Toutes, ou presque, sont des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco et comptent parmi les attractions touristiques les plus visitées au monde.

L’Unesco a toutefois rappelé dans un communiqué qu’elle n’a aucun rapport avec cet événement, contrairement à ce que beaucoup de votants ont cru, puisque le résultat ne reflète que l’opinion de ceux qui ont accès à internet ! Un paragraphe du communiqué dit : « Il n’y a aucun point de comparaison entre la démarche médiatique de M. Weber et le travail scientifique et éducatif résultant de l’inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial. La liste des 7 nouvelles merveilles sera le fruit d’une initiative privée, ne reflétant que l’opinion d’un public ayant accès à l’Internet, et non celle du monde dans son ensemble. Cette démarche ne pourra en aucune manière contribuer de façon significative et durable à la préservation des sites élus par ce public. »

Quelles étaient les 7 merveilles du monde antique ? L’idée originale des Sept Merveilles du monde date d’Hérodote (484 av. J.-C. – 425 av. J.-C.) et Callimaque de Cyrène (305 av. J.-C. – 240 av. J.-C.), qui ont établi une liste qui comprenait le Phare d’Alexandrie, les jardins suspendus de Babylone, la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, le mausolée d’Halicarnasse, le Colosse de Rhodes et la grande Pyramide de Khéops étaient les 7 merveilles du monde antique. Seule la grande pyramide de Khéops a survécu jusqu’à nos jours. Les six autres ont été détruites par le feu, par des tremblements de terre et par d’autres causes.

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©shutterstock.com/difeng

La Grande Muraille, Chine

Devenue un symbole national chinois, la vaste muraille a été construite il y a près de 1800 ans. C’est un haut lieu touristique mondial, car elle est reconnue dans le monde entier pour son caractère unique, sa longueur impressionnante et sa valeur historique. S’étendant sur des milliers de kilomètres, la Grande Muraille protégeait la Chine des envahisseurs.

Une série de murs fut initialement construite par les empires et les États chinois sur une période de plusieurs années, commençant dès le 7ème siècle avant notre ère. Ces murs ont ensuite été réunis pour donner naissance à la grande muraille que nous voyons aujourd’hui. La Grande Muraille est donc en réalité composée de nombreux murs qui se chevauchent; la longueur totale de ces couches est estimée entre 10 000 et 20 000 km. La partie la mieux préservée du mur s’étend d’est en ouest, du sud-est de la province du Liaoning au nord-ouest de la province du Gansu. La dynastie Ming a renforcé et entretenu ces sections de 1368 à 1644.

  • Construite entre 220 avant J.-C. et 1644 après J.-C. par plusieurs empereurs et dynasties.
  • Des dizaines de millions de visiteurs chaque année.
  • Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987.

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©Manuel Cohen / MCOHEN / AFP

Le Colisée, Italie

Parfois appelé l’amphithéâtre Flavien, le Colisée est un amphithéâtre de forme ovale situé au centre de la ville de Rome. Construit en béton et en sable, c’est le plus grand amphithéâtre du monde. La construction du Colisée a été initiée en l’an 72 par l’empereur Vespasian et a été achevée en l’an 80 par son successeur, Titus. Domitien, un autre empereur de la dynastie flavienne, apporta plus tard certaines modifications à l’amphithéâtre. Le nom d’amphithéâtre Flavien dérive du nom de famille (gens Flavii) de l’empereur Vespasien et ses fils Titus et Domitien.

Le Colisée avait la capacité d’accueillir environ 50 000 spectateurs. Fausses batailles navales, chasses d’animaux, reconstitutions de bataille célèbres, exécutions et drames mythologiques ne sont que quelques-uns des spectacles publics organisés au Colisée. Il resta en service pendant près de 500 ans, les derniers jeux se prolongeant jusqu’au 6ème siècle. Il a plus tard été réutilisé pour des usages variés tels que des habitations, des ateliers d’artisans, le siège d’un ordre religieux, une forteresse, une carrière et un sanctuaire catholique chrétien.

Le Colisée est actuellement en état de ruine, en raison des dommages causés par les tremblements de terre et la récupération des pierres, mais cette merveille du monde reste une attraction touristique très populaire et constitue le symbole emblématique de la Rome impériale.

  • Construit en 72-82 avant J.-C.. Commandé par les empereurs Flaviens au cours du premier siècle de l’empire romain.
  • Plus de six millions de visiteurs chaque année.
  • Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1980.

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©photo-synthese.net

Pétra, Jordanie

La ville de Pétra a été construite par les Nabatéens, qui vivaient dans la vallée du Wadi Musa pendant plus de 400 ans, à un emplacement stratégique situé le long des premières routes commerciales de l’encens, de la soie chinoise et des épices indiennes. Vers le 8ème siècle, la modification des routes commerciales et des séismes entraîneront l’abandon progressif de la ville. Pétra a abrité à son apogée jusqu’à 25 000 habitants. Tombé dans l’oubli à l’époque moderne, le site est redécouvert en 1812 par le monde occidental grâce à l’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt.

Les bâtiments reflètent un accueil des cultures, combinant les traditions orientales avec l’architecture classique occidentale (850 av. JC-476 après JC) de la Grèce hellénistique. Notée par l’UNESCO comme « à moitié construite, à moitié creusée dans le roc« , cette capitale disposait également d’un système sophistiqué de barrages et de canaux permettant de collecter, de détourner et de fournir de l’eau à toute la région. Pétra est également surnommée la «ville des roses» en raison de la couleur de la pierre dans laquelle elle est sculptée

Aujourd’hui, les monuments sont vulnérables aux inondations soudaines dans le Wadi Musa et à l’érosion continue due au vent, à la pluie et au tourisme. Cependant le nombre de visiteurs à Pétra tend à diminuer ces dernières années, en partie à cause de l’instabilité et de la violence au Moyen-Orient.

  • Construit entre le 4ème siècle avant J.-C. et le 2ème siècle après J.-C par le royaume Nabatéen.
  • Plus de 520 000 visiteurs en 2017.
  • Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985.

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©Getty Images

Chichén Itzá, Mexique

Chichén Itzá offre un aperçu rare de la civilisation maya et toltèque au Mexique. Situé à environ 144 km de la côte, au nord de la péninsule du Yucatan. C’est une ancienne ville maya-toltèque. Chichén Itzá comporte en réalité deux parties: la vieille ville qui a prospéré entre 300 et 900 après J.-C. et la nouvelle ville qui est devenue le centre de la civilisation maya entre 750 et 1200 après J.-C.

Chichén Itzá avait déjà été abandonnée au moment où les Espagnols sont arrivés au 16ème siècle. Les fouilles archéologiques ont débuté au début du 19e siècle. Les ruines comportent des palais, des monuments et temples religieux qui incarnent l’innovation maya en astronomie et en science. Le temple de Kukulkán qui compte 365 marches, une pour chaque jour du calendrier solaire de Haab. Il est couronné par une sculpture de Kukulkán, également connu sous le nom de Quetzalcoatl, la divinité du serpent à plumes.

  • Construit du 5ème au 13ème siècle par la civilisation maya-toltèque.
  • Plus deux millions de visiteurs chaque année.
  • Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988.

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©shutterstock.com/siempreverde22

Le Machu Picchu, Pérou

Destination de rêve de millions de personnes à travers le monde, le Machu Picchu est l’une des sept nouvelles merveilles du monde. Il est situé dans la région de Cusco dans le district de Machupicchu au Pérou.

Selon la majorité des archéologues, l’empereur inca Pachacuti a construit le Machu Picchu comme un domaine royal vers 1450. Utilisé comme « ville » du milieu du 15ème siècle au milieu du 16ème siècle, le site a finalement été abandonné, pour des raisons encore floues. Bien que l’empire Inca ait été conquis par les Espagnols en 1532, les conquistadors n’ont jamais trouvé le site et celui-ci resta en grande partie inconnu du reste du monde jusqu’à sa découverte, le 24 juillet 1911, par l’explorateur américain Hiram Bingham, qui fut guidé par une indigène.

L’architecture du Machu Picchu a été intégrée au terrain naturel, ses murs et ses terrasses ont été taillés dans le roc, sur le versant oriental de la Cordillère des Andes. Aujourd’hui, on y accède soit en empruntant le sentier des Incas dans les Andes, soit en train. Afin de mieux préserver les structures, le gouvernement péruvien a commencé à limiter le temps que les touristes peuvent passer sur le site. Le sanctuaire historique du Machu Picchu est une excellente représentation du mode de vie inca.

  • Construit au milieu du 15ème siècle par les Incas.
  • Plus d’un million huit cent mille visiteurs chaque année.
  • Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.

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©shutterstock.com/RuthChoi

Le Taj Mahal, Inde

Le Taj Mahal, qui signifie « le palais de la couronne », est situé à Agra, au bord de la rivière Yamuna, dans l’État de l’Uttar Pradesh, en Inde. C’est un mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol musulman Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam, aussi connue sous le nom de Mumtaz Mahal, qui signifie en persan « la lumière du palais ». Elle mourut le 17 juin 1631 en donnant naissance à leur quatorzième enfant.

Le Taj Mahal est l’une des réalisations architecturales les plus abouties de l’empire moghol, qui a gouverné la majeure partie du sous-continent indien de 1526 à 1761. Il a fallu environ 20 000 ouvriers et 16 ans pour le construire. L’architecture moghole est caractérisée par l’harmonie, l’équilibre et la géométrie. Magnifiquement symétrique, chaque élément du Taj Mahal est indépendant mais parfaitement intégré à la structure dans son ensemble. L’architecte de ce chef d’œuvre était Ustad Isa. La construction du temple a coûté l’équivalent de 720 millions d’euros aujourd’hui.

Ces dernières années, les efforts de restauration ont été concentrés sur la protection de la pollution des façades en marbre.

LE SAVIEZ-VOUS ? Le Taj Mahal est l’un des nombreux monuments célèbres inscrits sur la liste de surveillance du World Monuments Fund, qui recense les sites en danger. La pollution et les changements environnementaux ont mis en péril les fondations en bois du Taj Mahal. Le professeur Ram Nath, expert en la matière, a affirmé que, à moins que les fondations ne soit totalement reprises et réparées, le Taj Mahal finira par s’effondrer.

  • Construit en 1632-48. Commandé par l’empereur moghol Shah Jahan.
  • Entre sept et huit millions visiteurs chaque année.
  • Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.

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©plisson.com

Le Christ Rédempteur, Brésil 

La statue du Christ Rédempteur au Brésil, la plus récente des sept nouvelles merveilles, est haute de 30 mètres. Au moment où la statue a été commandée par l’Église catholique au début du 20ème siècle, plus de 90% des Brésiliens étaient catholiques. Des images de la statue du Christ sont reproduites dans tout le Brésil.

La statue, qui pèse 1 145 tonnes, a été réalisée en béton armé pour sa structure et en stéatite, roche tendre mais très résistante et qui ne se fissure pas sous l’effet des variations de température, pour son revêtement. Elle est considérée comme la plus grande sculpture Art Déco du monde.

Son emplacement, au sommet d’une montagne de 710 mètres, l’a rendu vulnérable aux intempéries et aux dégâts causés par la foudre. L’un des plus grands défis de restauration présentés par la statue est de faire correspondre la couleur de ses six millions de carreaux de roche.

  • Construit en 1926-1931. Commandé par l’archidiocèse catholique romain de Rio de Janeiro.
  • Plus deux millions de visiteurs chaque année.
  • Classé monument historique depuis 1973.

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©Fotolia/ Patryk Kosmider

La Grande Pyramide de Gizeh (« merveille honoraire »)

Bien que la Grande Pyramide de Gizeh n’ait pas été officiellement désignée comme l’une des sept merveilles du monde, un titre honorifique lui a été attribué en raison de son importance indéniable. La grande pyramide de Gizeh est la plus grande et la plus ancienne des trois pyramides formant le complexe pyramidal de Gizeh. Les égyptologues pensent que cette pyramide a été construite sur une période de 10 à 20 ans et achevée vers 2560 avant J.-C.. Pendant plus de 3 800 ans, la Grande Pyramide de Gizeh s’est imposée comme la plus haute structure du monde jusqu’à ce que cette position soit remplacée par les gratte-ciel du monde moderne. La pyramide a déconcerté les ingénieurs et les architectes du monde entier quant à la manière dont elle a été construite à une époque où les infrastructures modernes n’existaient pas. La pyramide abrite la tombe de Khufu, le pharaon égyptien de la quatrième dynastie.

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©shutterstock.com/Angelica Ermakova

Quels étaient-les sites en compétition ?

La liste (avant sélection définitive) contenait 21 sites ou bâtiments, situés dans 21 pays, sur tous les continents. Les critères du jury comprenaient l’esthétique, mais aussi l’exploit architectural, ou encore la pertinence historique. Les 21 candidats avaient été choisis dans une liste qui avait été proposée par les pays : chaque pays avait proposé une cinquantaine de monuments disséminés sur tout son territoire. La liste des 21 sites était censée représenter un large choix de civilisations et d’époques. Ainsi, on y retrouvait des merveilles datant de l’Antiquité, et d’autres du 20ème siècle.

Cependant la liste ne comprenait pas d’ouvrages d’art « utiles » (ponts, barrages…) qui, même s’ils sont de véritables exploits techniques, n’auraient qu’un intérêt esthétique et culturel limité.

Les 21 sites participants ont été les suivants :
01. L’acropole d’Athènes en Grèce ;
02. L’Alhambra de Grenade en Espagne ;
03. Angkor au Cambodge ;
04. Chichén Itzá au Mexique ;
05. Le Christ Rédempteur à Rio de Janeiro au Brésil ;
06. Le Colisée à Rome en Italie ;
07. Les moaïs de l’île de Pâques au Chili ;
08. La tour Eiffel à Paris en France ;
09. La Grande Muraille de Chine ;
10. La basilique Sainte-Sophie à Istanbul en Turquie ;
11. Les temples de Kiyomizu-dera à Kyoto au Japon ;
12. Le Kremlin à Moscou en Russie ;
13. Le Machu Picchu au Pérou ;
14. Le château de Neuschwanstein en Bavière en Allemagne ;
15. Pétra en Jordanie ;
16. La statue de la Liberté à New York aux États-Unis ;
17. Stonehenge au Royaume-Uni ;
18. L’opéra de Sydney en Australie ;
19. Le Taj Mahal à Agra en Inde ;
20. La ville de Tombouctou au Mali ;
21. La grande pyramide de Gizeh en Égypte (qui sera finalement exclue et désignée comme « merveille honoraire »).

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