Les vacances sont censées être un moment d’aventure, de plaisir et de détente. Mais pour certaines personnes, l’expérience peut être lourde d’angoisse avant même d’arriver. La peur de voler affecte un voyageur sur quatre, ce qui les rend stressés et anxieux, et peut déclencher des attaques de panique et, dans certains cas, les empêche de voler complètement.

L’aviophobie, ou la peur de voler est une condition psychologique compliquée. Comprendre ce qui alimente réellement votre peur vous aidera grandement à la surmonter. Par exemple, alors que certaines personnes ont peur du crash, d’autres sont claustrophobes. Avant de planifier votre prochain grand voyage, essayez de réfléchir à ce qui vous fait vraiment peur de prendre l’avion pour pouvoir agir en conséquence.

Voici quelques astuces pour éviter que votre peur ne gâche les premiers instants de vos vacances !

1
©pxhere.com

Commencez avec de petits objectifs réalistes

N’essayez pas de vaincre votre peur de voler en réservant un voyage long- courrier pour l’Australie. Expérimentez ses astuces de gestion du stress avec des vols courts et parcourez le trajet mentalement avant d’arriver à l’aéroport, en imaginant un décollage et un atterrissage en toute sécurité. Les peurs et les phobies sont difficiles à vaincre, mais la persévérance est ce qui finira par vous aider à les surmonter.

● Retour au Sommaire ●

2
©shutterstock.com/frank_peters

Apprenez comment fonctionne un avion

L’inquiétude se nourrit de l’ignorance et de pensées catastrophiques. Mais une fois que vous avez acquis des connaissances, vos pensées du type «et si…?» sont limitées par les faits. Familiarisez-vous avec les faits. Ils n’élimineront pas votre anxiété, mais ils vous aideront à la gérer.

Par exemple l’une des principales raisons pour lesquelles les gens ont peur de voler est le manque de connaissances sur la manière dont un avion peut rester en l’air dans le ciel. Mais, tout comme un sous-marin dans la mer ou une voiture sur la route, les avions sont conçus pour être dans les airs. Sachez que même en cas de panne, un avion volant à 10 km d’altitude peut planer sur environ 200 km, même si tous les moteurs sont HS.

Pour vous rassurer vous pouvez également voir les réponses aux questions, parfois angoissantes, que se posent les passagers en avion.

● Retour au Sommaire ●

3
©iStockphoto/hxdyl

Choisissez un siège où vous serez à l’aise 

Allée, milieu ou fenêtre ? Les sièges à côté de la fenêtre permettent de voir le sol et d’avoir un point de référence, tandis que les sièges à côté de l’allée offrent plus d’espace et permettent une « ignorance heureuse » (meilleure place si vous êtes claustrophobe). Les sièges du milieu vous permettent de saisir deux accoudoirs à la fois.

Par ailleurs, comme dans un bus, vous ressentirez moins de secousses en étant à l’avant de l’avion qu’à l’arrière.

Lorsque vous achetez votre billet, assurez-vous donc de choisir le siège avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise, même si cela implique de payer un peu plus cher. Il est également utile de demander aux agents de bord, lorsque vous montez dans l’avion, si celui-ci est plein. Si ce n’est pas le cas et que vous vous sentez mal à l’aise à votre place, demandez leur si vous pouvez vous déplacer dans un endroit plus spacieux. Souvent, si vous leur dites que vous êtes nerveux, ils ne feront pas de difficulté.

● Retour au Sommaire ●

4
©GettyImages.fr/Hero Images

Faites confiance aux pilotes et visiter le cockpit

Il peut être difficile de comprendre comment quelqu’un aime voler lorsque la peur l’emporte, mais les pilotes sont vraiment passionnés par leur travail et ont suivi un processus de sélection rigoureux et un programme de formation de plusieurs années pour être là où ils sont. C’est la profession la plus réglementée au monde. Les pilotes sont re-testés et ré-entraînés 3 à 4 fois par an, tout au long de leur carrière, pour se préparer et faire face à des situations complexes et inhabituelles.

Par ailleurs, la plupart des pilotes sont ravis que des gens viennent leur dire bonjour et jettent un coup d’œil dans le cockpit, avant que l’avion ne décolle (hors période vigipirate). Si vous êtes l’un des premiers à embarquer, demandez à un agent de bord si vous pouvez jeter un coup d’œil au cockpit. Rencontrer les gens qui volent crée une relation de confiance, tout comme la visualisation d’un panneau de commande fonctionnel.

● Retour au Sommaire ●

5
©iStock.com/Ruben Ramos

Parlez à l’équipage de cabine

Les agents de bord traitent quotidiennement avec des voyageurs nerveux. La prochaine fois que vous embarquerez dans un avion, dites à votre plus proche steward ou hôtesse de l’air que vous vous sentez anxieux. Il ne faut pas vous sentir gêné(e) car leur travail consiste à vous aider et à vous mettre à l’aise. Ils peuvent vérifier régulièrement que tout va bien. Ils peuvent également avoir quelques conseils à vous donner. Souvent, et particulièrement si vous voyagez seul(e), exprimer sa peur à quelqu’un peut être d’une grande aide. Il est également important de se rappeler que, malgré les bruits et les secousses, il n’y a rien qui ne va pas, sauf indication contraire de l’équipage.

● Retour au Sommaire ●

6
©shutterstock.com/Kritchanut

Démystifier la turbulence

©shutterstock.com/photographeeeu

La turbulence semble alarmante, mais en réalité elle est causée par les mêmes changements habituels dans le vent qui perturbent les oiseaux au quotidien. Comme les oiseaux, les avions sont construits pour cela. Par ailleurs, la plupart des turbulences rencontrées sont si minimes par rapport à ce que l’avion peut supporter. Les pilotes sont formels là-dessus : ce ne sont pas des tempêtes qui vont disloquer un avion, ni le retourner ou le précipiter au sol. Même en cas de vent violent, l’altitude de l’avion ne va pas varier de plus de six mètres. Et tant que vous avez votre ceinture de sécurité attachée, vous êtes en parfaite sécurité.

● Retour au Sommaire ●

7
©shutterstock.com/michaeljung

Concentrez-vous sur votre respiration

Il est impossible de paniquer quand vous pouvez contrôler votre respiration. Il existe différentes techniques que vous pouvez utiliser, mais l’objectif principal est de ralentir votre respiration et de vous concentrer sur l’expiration plutôt que sur l’inspiration, car lorsque vous paniquez, votre respiration devient superficielle et rapide, prolongeant ainsi l’état de panique.

Si vous vous sentez inquiet, même avant de décoller, inspirez pendant quatre secondes et expirez pendant quatre secondes. Combinez cela avec la contraction musculaire – il est plus efficace de serrer les fesses tout en expirant – ainsi, cela neutralise les signaux nerveux parcourant votre colonne vertébrale, vous aidant à rester calme. Cela peut sembler étrange, mais ça fonctionne vraiment. La respiration abdominale pourra également vous aider à gérer votre stress et vos angoisses.

● Retour au Sommaire ●

8
©shutterstock.com/pio3

Essayez des exercices de distraction ou des points d’acupression

Le meilleur moyen de survivre à un vol long-courrier est d’avoir quelque chose à faire ! Ne comptez pas sur les options de divertissement en vol; au lieu de cela, venez armé(e) de votre sélection personnelle de distractions. Arrivez à bord avec des films téléchargés, des émissions de télévision et des podcasts sur votre smartphone ou votre ordinateur portable. Offrez-vous une sélection de magazines ou un nouveau livre. Vous pouvez également amener de quoi faire des activités manuelles comme par exemple un livre de coloriage pour adulte, ou amener des jeux pour jouer avec les enfants par exemple… Décomposez chaque heure de vol et décidez comment vous occuper – ne montez jamais dans un avion sans rien avoir à faire.

N’hésitez pas à vous lever de temps en temps et faire le tour de l’avion pour vous dégourdir les jambes !

Vous pouvez également télécharger des applications proposant des exercices de méditation guidée. Vous aurez le choix entre plusieurs méditations spécifiques, comme par exemple réguler l’anxiété, ou trouver le sommeil. C’est génial de méditer sur les vols, mais n’oubliez pas de pratiquer cette méditation les jours avant et après le vol pour en obtenir le maximum de bienfaits.

Parmi les autres techniques de distraction à essayer pour leurrer votre cerveau lorsque vous êtes sous pression, essayez de porter un élastique autour du poignet et faites le claquer quand vous êtes en panique, cela vous ramènera à la réalité et vous évitera de trop penser à la situation. Sinon, essayez de presser fermement la peau entre votre pouce et votre index. Ce point de pression est lié à l’anxiété et peut vous aider à rester calme. En savoir plus sur les points d’acupression.

● Retour au Sommaire ●

9
©pixabay.com/mohamed_hassan-5229782/

Évaluez chaque vol

L’exposition est l’ingrédient actif pour surmonter votre phobie. Chaque vol vous offre la possibilité de rendre le prochain plus facile. Votre objectif est d’aider votre cerveau à être moins sensible aux déclencheurs qui vous angoissent.

● Retour au Sommaire ●

10
©UIG via Getty Images

Suivre un cours avec un professionnel

Ne vous sentez pas gêné de faire appel à un expert. Suivre un cours vous donnera des conseils précieux, adaptés à la raison même de votre peur. Être entouré de professionnels qui aiment voler ainsi que de personnes qui éprouvent les mêmes pensées et les mêmes sentiments que vous est vraiment rassurant.

Vous pouvez également prendre des cours de vol, que ce soit dans un avion réel ou sur un simulateur, mettre la main sur le manche d’un avion vous procurera un sentiment de contrôle. Le manque de contrôle (et l’impossibilité de voir les outils de navigation, comme dans une voiture ou un bus), est un facteur majeur de l’anxiété en vol.

● Retour au Sommaire ●

11
©shutterstock.com/photographeeeu

Voir un thérapeute

La thérapie cognitivo-comportementale peut être utilisée pour apprendre à gérer vos angoisses et phobies. Si vous changez vos idées, vous pouvez changer votre réponse et votre comportement. S’attaquer à l’anxiété générale peut réduire l’intensité des crises de panique.

D’autres thérapeutes comme les hypnothérapeutes, psychologues, sophrologues, acupuncteurs…  sont également là pour vous aider. Renseignez vous sur les méthodes utilisées par chacun et choisissez celle où vous vous sentez le plus à l’aise.

Vous pouvez également tester ce que l’on appelle la thérapie virtuelle, une nouvelle méthode qui permet d’exposer le patient à l’objet de sa peur, de manière virtuelle, avec un casque.

12
©pxhere.com

Prendre un traitement médicamenteux 

Si tous les exercices de respiration, méditation et leurre de l’esprit ne fonctionnent pas sachez que les médicaments contre l’anxiété fonctionnent efficacement en tant que sédatifs. Ainsi, le bruit et les mouvements ne sont pas perçus comme une source d’énervement. Assurez-vous de consulter un médecin pour obtenir une ordonnance avant votre vol.

D’autres recommandent un verre (ou deux) de vin comme alternative, mais les deux ne doivent pas être mélangés. Par contre, si vous êtes nerveux, éviter impérativement de prendre de la caféine, car elle exacerbe le stress.

● Retour au Sommaire ●